guy_gardien
Le chroniqueur de l’histoire, qui est aussi le président du Groupe historique et culturel dolomois (GHCD), récidive avec sa plume inquisitoire après avoir traité de bien des ouvrages aux thèmes divers mais toujours liés à l’histoire dauphinoise. Il s’est attelé à un “gros morceau” : le patois, cette langue qui a bercé sa jeunesse.

« S’occuper de ses racines est un devoir de mémoire », considère cet auteur prolifique. « Tous les patois représentent une richesse car chacun d’eux est le fils d’un parler ancien », explique-t-il.

L’auteur a recensé 4 809 mots en arpitan

Alors avant de faire voyager le lecteur en Arpitanie, il a recensé 4 809 mots. Tous sont précieusement installés dans ce véritable dictionnaire qui est le fruit de plusieurs années de recherche.

Désormais, le patois de Dolomieu a son dictionnaire avec ses règles d’écriture, de conjugaison et de prononciation. Guy Gardien s’attend à ce que le contenu de ces pages soit décrié, méjugé par certains. Peu lui importe, ce ne sont là que des mots ou des expressions venant d’êtres qui, eux, ne savaient que cela ou presque. « L’homme moderne a voulu voir une décadence dans notre idiome régional, il n’en fallait pas plus pour conduire à la ruine tout un pan de notre culture bien plus important qu’on veut l’admettre », affirme l’auteur.

« Ôsâ » est le verbe oser alors il fallait y « pensâ » (du verbe penser). D’autant plus que toutes ces pages sont accompagnées de photos, de bons mots, d’anecdotes, de chansons patoises, d’histoires vécues il n’y a pas si longtemps que cela en définitive. La méthode d’écriture, soignée, permet une lecture aisée.

“Une enfance en Arpitanie ou le patois de Dolomieu, pe slo z’ikié ni konprenon ran” est en vente au tabac presse de la localité. Il est possible de le commander par internet l’adresse ghcd@orange.fr ou via le site internet de l’association dolomoise : http://www.groupehistoriqueetcultureldolomois.com/

Le Dauphiné Libéré, 08.07.2015.